La télédétection : Comment les satellites nous permettent d’en savoir plus

Dans la première partie de cette série de billets, nous parlions des données que renvoient les satellites Sentinel-2, mais la famille de satellites Sentinel comporte bien d’autres membres. Si plusieurs d’entre eux peuvent être utilisés pour l’agriculture, les plus largement plébiscités dans ce domaine sont Sentinel-2 et Sentinel-1 -ce dernier sera l’objet de ce billet.

Bande VV gamma0 corrigée de Sentinel-1, au-dessus de Casablanca, Maroc, le 29/04/2022 On identifie clairement la mer en noir et le centre-ville en blanc. Source: Sentinel Hub

Alors que les Sentinel-2 sont des satellites optiques (qui captent la lumière visible), les deux Sentinel-1 sont des satellites radar, c’est-à-dire qu’ils envoient et reçoivent des informations sur le spectre des micro-ondes. Ce signal est sensible aux paramètres du sol (rugosité, humidité …) et aux paramètres de la végétation (contenu en eau, biomasse …). Ce sont les premiers satellites Sentinel à avoir été mis en orbite en 2014 et ils sont très utilisés pour faire de la topographie, observer les espaces maritimes ou l’évolution des villes. 

Exemple de comportement d’ondes radar face à différents objets

Les données Sentinel-1 sont des intensités : parmi les ondes envoyées, on regarde combien reviennent au satellite et sous quelle forme. Certains objets font réagir les ondes de manière très caractéristiques, ce qui permet parfois d’identifier des types de milieux et de classifier ce qui est observé en catégories -dont notamment des corps aqueux (comme la mer sur l’image ci-dessus), mais également les répartitions régionales des usages (zones agricoles, urbaines, etc). 

De nouvelles données étant disponibles tous les 6 à 12 jours selon les localisations, il est possible de prendre en compte l’évolution de ce qui est observé dans l’année. Contrairement à Sentinel-2, Sentinel-1 n’est pas gêné par les nuages occasionnels, ce qui rend ses données presque tout le temps utilisables, et donc très fiables.

En agriculture, les satellites Sentinel-1 sont également utilisés pour observer l’humidité du sol, mais cela reste délicat dans certains contextes (notamment hors céréaliculture) car les obstacles brouillant le signal sont plus nombreux.

Par continuité, on peut utiliser les données Sentinel-1 dans de l’estimation de rendement en plus des données Sentinel-2, notamment à une échelle régionale.

Visualisation de l’humidité du sol à Manitoba, Canada. Rouge : humidité basse (0%) ; bleu = humidité élevée (60%) Source : Sentinel Hub

Seules ou combinées aux données Sentinel-2, Sentinel-1 nous donne des indications précieuses pour mieux connaître les parcelles des clients de SOWIT.

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